Le sandwich hollandais : le secret de la réussite des multinationales ?

À l’heure de la mondialisation des échanges, les multinationales réalisent des bénéfices colossaux grâce à leurs bureaux installés sur les cinq continents. Cependant, comme toute entreprise qui cherche à faire le maximum de profits, elles élaborent de savants montages financiers afin de payer le moins d’impôts possible.

Réduire les impôts de 90 %

Les multinationales telles que Mac Donald, Amazon, Apple, Starbucks ou Google réalisent d’énormes profits grâce à leurs implantations dans le monde. La création de société offshore à travers la technique dite du « sandwich néerlandais » constitue l’un des moyens utilisés par ces géants économiques pour réduire leurs impôts, jusqu’à 90 % dans certains cas. C’est par exemple le cas de Google qui possède plusieurs sociétés en Europe, telle la Google Ireland Ltd dont les bureaux se trouvent en Irlande avec du personnel sur place.

De l’autre côté, la Google Ireland Holding détient toutes les marques, la propriété intellectuelle, les systèmes, les noms, les brevets et les droits de Google hors des États-Unis. Cette société est totalement gérée depuis les Bermudes, c’est pourquoi elle ne dispose ni de bureaux ni de personnel en Irlande. Enfin, troisième pièce de ce puzzle financier, Google Netherlands B.V., qui est une boîte aux lettres, comme il en existe 40 000 autres aux Pays-Bas.

Exploiter les législations de chaque pays

La société mère Google établie aux États-Unis reçoit 1 000 USD d’un client pour faire sa publicité. Aussitôt, Google USA paie 800 USD à Google Ireland Holding pour mettre en place la campagne, utiliser les marques et assurer un service client approprié. Pour effectuer la prestation convenue avec le client, Google Ireland Holding règle 700 € à Google Ireland Ltd. Pour transférer le bénéfice tout en payant le moins d’impôts possible, Google exploite la loi hollandaise qui exonère d’impôts les bénéfices qui sortent des Pays-Bas vers les Bermudes. C’est pourquoi Google Ireland ltd transfère ces 700 € à Google Netherlands B.V., qui va par la suite les envoyer aux Bermudes sans payer de taxes.

Comme la taxation aux Bermudes est de 0%, Google Ireland Holding pourra transférer ces bénéfices aux États-Unis, juste en payant des taxes de 4 % à l’administration américaine. Les 700 € transitent par conséquent de manière tout à fait légale de l’Irlande aux Bermudes en passant par la Hollande, sans payer d’impôts. Bien entendu, les 300 € restants vont servir à payer les dépenses de fonctionnement, les salaires, les diverses charges et les impôts dans les pays en question.

Des montages 100 % légaux

Ce montage financier mis en place par Google est entièrement légal, cependant 90 % des chefs d’entreprises ignorent son fonctionnement ainsi que les autres techniques possibles pour réduire leurs impôts. Une société spécialisée en la matière, comme par exemple Fidusuisse Offshore, pourrait leur proposer de créer en toute légalité des sociétés offshores dans des pays comme les Bahamas, Dubaï, les Bermudes, l’Irlande, Hong-Kong, Panama, la Lettonie ou la Hollande ainsi que dans d’autres contrées dans le monde.

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